Philippe Brobeck

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Philippe Brobeck...

Ajouté le 7 déc. 2001

"Au nom de la mer et du regard, je mémorise tout un nombre de simplicités à revoir et à restituer. Je n’exprime ici pas d’autres formules qui ne soient pas contenues de cette alchimie qui me relie pour un temps au grand dehors et à mon espace intérieur tout aussi vaste . je souhaite restituer une fragmentation qui qualifie par l’ailleurs mon regard. Par ces « œuvres » je tente un nouvel étirement d’approches et d’unités. La marine est un art du cadrage ,le domaine marin présente des mesures, des démesures réciproques à un homme de l'art, ainsi je m’efforce de représenter par ces quelques sillages de mon vivant, un trait d’union entre le regard, le bateau, le paysage, l’équipage et le grand large."

" J'ai toujours souhaité devenir peintre, j'ai toujours deviné et souhaité être poète, mais il y a un seul moment où je pense être devenu les deux, un jour sacré où je m' empêche d'écrire et de peindre, le dimanche!.. car je ne puis m'imaginer ce jour là être un poète et un peintre du dimanche rêvassant aux bords de l'eau…"

- Philippe Brobeck juillet 1995 - Codex AD LUCEM PER MARE - " journal des Bords " tome 2 - 1995/ 2013.
. Au peintre toulonais Eugène Baboulène . 1905 - 1994 .
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" Personne ne croit jamais que sa propre ville peut produire des artistes véritables, mais les gens trouvent parfaitement naturel qu'ailleurs ils tombent des arbres comme des fruits mûrs."
- Andrew Davidson - "Les âmes brûlées" -

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Philippe Brobeck Arte fact

Ajouté le 7 déc. 2001

...A naviguer entre l’écriture et la peinture on tente de mesurer, on prend un morceau de « l’autre mer » et on fait de ses rétines non pas des images mais les irruptions nécessaires sur ses allées et venues aquatiques.
A équilibrer des formes et des signes d’eaux on donne ainsi à voir et on peut dire toute la concentration de son énergie dans des surfaces avec le sens de ses flux.
Les apparitions ainsi provoquées du regard distillent un langage, des effets de transparences, de stratifications, l’importance de ses fonds, de ses temps bleus, les motifs de ses natures, de cette nature s’écument les uns dans les autres en quête d’absolu, natures mortes synthèses vivantes de ses mémoires qui circulent dans les objets de ses objets peints.
Cette fragmentation aide à la compréhension de ses ubiquités combinatoires, la résultante de son travail fait l’âme de mer.
Des recherches sur son royaume on exhume sa totalité, on résume autant sur ses bords que sur ses horizons, qu’y a t-il entre nos origines et nos lointains? Entre nos formes ventrales et nos formes spatiales?
Tout ne découle t-il pas comme de l’eau capable d’inventer de nouveaux espaces, ainsi l’horizontal ne cesse t-il jamais d’être représenté, mais c’est bel et bien dans le vertical, le même que celui des voiles que se vivent les songes légers de ses lignes d’oraisons....
- Philippe Brobeck -
"Codex AD LUCEM"- l'âme de mer - journal des bords - tome 2 - volume 13 -

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" Techniques du dehors et du dedans..."

Ajouté le 7 déc. 2001

"... la photographie » comme témoin accessoire du travail peint proposé, développe une finalité spécifique; le découpage émotionnellement choisi sur le rapport des hommes de ce temps avec l’univers maritime, ceci engage la traduction d’un cycle de vies et de lieux. Ce champ de vues n’est pas limitatif, chacun de ces actes de relèvements agit sur un contenu et un contenant peint, sur une notion recherchée de « tableau total ».  La projection poétique quelque part entre photographie, littérature, et peinture arrête à chaque représentation une frontière momentanée à une situation d’étirement des sujets rencontrés… La recomposition horizontale ou verticale de l’image ,la notion de « son centre » dialogue avec sa réalité première, interpelle, restitue une ubiquité, une géopoétique avec des orientations possibles autant que nécessaires sur ce qui se voit dans la réalité d’une forme d’art restituée...."
- Philippe BROBECK -
Février 2001.
- journal des bords - " Codex AD LUCEM PER MARE " -


"... Je ne vois ni l’œil de la photographie, ni les signes du dessin, ni les formes peintes, ni les histoires de cette littérature, j’aperçois seulement le fragile reflet de moi-même dans l’immensité de l’océan...."

- Journal des bords - " Codex AD LUCEM PER MARE" -
Philippe Brobeck

« Mes coups de crayons pour les yeux »…
(texte sur mes dessins aux crayons de couleurs)

. Pourquoi les crayons de couleurs?…
Et bien leur élémentarité minérale et les frottées poussiéreuses des gestes qu’ils m’imposent , m’inspirent bien autant qu’ils assèchent mon état sablonneux de dessinateur fondamental.
Les moines tibétains ne se livrent ils pas au défi de restituer un travail de l’âme pulvérisant leurs formes précises de l’esprit?…
A leur tour la tâche sèche et veloutée de mes crayons de couleurs, sans retours ni remords, sans mélanges d’apports possibles autre que ceux de leurs mines qui s’usent et s’entremêlent, me mettent au défi sur le champs de la blancheur de mes épaisses feuilles de papier.
Le travail lisse du fond du papier, les ajouts successifs de différentes couches de couleurs appliquées, les différentes peaux ainsi créées m’amènent à établir cette surface finale si recherchée d’un «dessin du dedans » pour le donner à voir à cet œil inversé du contemplateur qui va le finir avec la lumière de son œil de contact, ce dernier coup de crayon invisible posé au dessin.
Les dessins aux crayons de couleurs sont les expressions intradermiques de formes de frottements, des essais posés d’une sensualité du crayon ressentie et aussitôt appliquée dès que l’on se mesure à l’acte millénaire du dessin.
L’ histoire du dessin a toujours été faite de tentatives de recouvrements physiques, à l’exemple des mains des dessins représentés des artistes des cavernes.
Je dessine, je recouvre, je me recouvre puis je me découvre par ces traits qui finissent par me faire de « l’œil », disparaître une fois de plus, faire apparaître intemporel ce dessin toujours prêt à se régénérer, comme les peaux de ses sujets.
Les sujets du dessin sont bien connus, si proches de l’acte d’écriture aussi clair et fulgurant qu’un croquis, mais tout autant lumineux que l’on puisse le mener par les traits et ses portraits, à la saturation, à l’aveuglement supporté, supposé.
L’essentiel du dessin voici le fondement déstructurant autant que structurant, peu importe les voies empruntées et qui ont traversé les âges, pour ma part voici bel et bien mon ambition de « faits » de mes dessins, des chemins, des formes organiques, liquides ou végétales, des constellations aériennes graphiques, géographiques, géopoétiques revenues, apparues de mes circulations avec comme restitutions des inscriptions autant que des préfigurations où l’on puisse s’y reconnaître sur mes débuts autant que sur les fins, sur les quêtes des faims de mes dessins.
- 20 décembre 2014 - Journal des bords - " Codex AD LUCEM PER MARE"
Philippe Brobeck

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Prix et distinctions

Ajouté le 7 déc. 2001


Acquis en 2003 par le musée de Pontarlier suite à l'exposition "œuvres vives de la terre de la mer" avec le sculpteur Gabriel GENTIT

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